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L’usine 4.0 : une usine intelligente  connectée permettant une personnalisation extrême des produits.

15/01/21 13:03

Le numérique et la crise de la Covid font muter en accéléré les modèles d’affaires, les schémas industriels, les organisations et la manière de travailler. Abordée le plus souvent sous l’angle technologique, l’Industrie 4.0 est associée à la réalité augmentée, à la robotique avancée, à la maintenance prédictive….

Mais, considérée à l’échelle des systèmes productifs, l’Industrie 4.0 engage une rupture par rapport au paradigme fordiste du siècle passé. Cette informatisation du système de production fait de la personnalisation du produit en temps réel, une donnée d’entrée du système. La production de masse et le travail à la chaîne ne sont plus de mise. C’est ce que nous allons expliquer ci-après en rappelant l’évolution des modèles en lien avec les technologies et les besoins exprimés par les clients.

(Cet article est largement inspiré de : Dorothée Kohler, Jean-Daniel Weisz,

« Transformation numérique de l’industrie : l’enjeu franco-allemand »,

Notes du Cerfa, n° 145, Ifri, décembre 2018.)

Photo_Kohler_Weisz   Par Dorothée Kohler et Jean-Daniel Weisz

Dorothée Kohler :

Docteur en géographie et diplômée de Sciences Po Urba, dirige KOHLER Consulting & Coaching, cabinet de conseil en stratégie et développement des organisations. Chercheur au Centre Marc Bloch, spécialiste de la transformation des territoires industriels allemands et français, elle poursuit sa carrière en 2001 dans l'industrie. Elle est nommée General Manager Human Resources du segment Inox d'ArcelorMittal puis du segment Asie, Afrique, CTO, Growth Projects. En 2009, elle fonde le cabinet KOHLER C&C, expert dans les diagnostics de croissance des entreprises familiales et dans le coaching des équipes confrontées aux projets de transformation.

Jean-Daniel Weisz :

Diplômé de l’EM-Lyon et docteur en économie, est expert du développement organisationnel et de la transformation numérique en France et en Allemagne. Il a débuté sa carrière professionnelle au sein de Directions financières dans l'industrie. Il a ensuite rejoint le cabinet de conseil en stratégie et en organisation BearingPoint. A partir de 2009, il devient Associé du cabinet KOHLER C&C. Il accompagne les entreprises familiales, PME et Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI), dans leurs diagnostics de maturité numérique et la réflexion sur l'évolution de leur modèle d’affaires.


L’évolution des paradigmes

L’Industrie 4.0. : les composantes dune quatrième révolution industrielle.

Le schéma ci-après illustre les  4 stades des révolutions industrielles

schema-4-stade-evolution-industrielle

L'IOT : une révolution des interactions

Au-delà de l’automatisation, de la multiplication des robots et des machines, l’Industrie 4.0 rend possible le dialogue entre les différents équipements de l’usine, entre les équipements et les produits, et avec les humains. Cette révolution des interactions s’incarne à travers l’internet des objets (IOT).

Les systèmes de production et d’information fusionnent pour former un « système cyber-physique de production » qui permet la synchronisation en temps réel de l’ensemble des composantes du système. À la manière d’un avion en pilotage automatique qui ajuste constamment ses paramètres de vol, l’usine 4.0 devient capable de s’autoréguler en temps réel.

Une finalité de massification de la personnalisation

La troisième révolution industrielle poursuivait une augmentation des gains de productivité avec une organisation toujours plus rationnalisée de la production. De l’organisation scientifique du travail de Frederick Taylor aux méthodes de lean manufacturing, la finalité restait la même : la production de masse, l’augmentation de la productivité et de la qualité, la chasse aux gaspillages et la réduction des coûts.

La production de « série de taille 1 », convergence entre artisanat et industrie ?

Le slogan de l’Industrie 4.0 devient en Allemagne la « série de taille 1 » (Losgröße 1) avec un enjeu de fabrication de séries unitaires aux mêmes coûts que ceux des produits fabriqués en masse. Elle s’inscrit dans un mouvement de retour à la personnalisation initiée par l’artisanat et d’opportunité d’une valorisation de la différenciation des biens de consommation grâce au numérique industriel (cf. schéma 1).

convergence-artisanat-et-industrie

Une personnalisation qui apporte des avantages compétitifs

La personnalisation de masse (PM) devient une tendance de marché importante, notamment dans l’industrie alimentaire. La PM peut être appliquée à des caractéristiques extrinsèques comme l’emballage et la conception des produits, comme à des éléments intrinsèques tels que les recettes et les ingrédients.

4 avantages importants à cette personnalisation2 :

  1. Différenciation par rapport aux concurrents en recueillant les demandes et en répondant aux besoins clients identifiés.
  2. Optimisation des coûts : grâce à l’échelle d’exploitation, le coût (y compris de personnalisation) par unité de production diminue avec l’augmentation des quantités produites.
  3. Maintien des délais de livraison car le plus souvent la personnalisation n’est que superficielle et ne change pas la chaîne de production de façon significative.
  4. Amélioration de l’expérience consommateur : La personnalisation de masse a ici un effet direct sur l’image de marque dans son ensemble.

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(1) Cet article est largement inspiré de : Dorothée Kohler, Jean-Daniel Weisz, « Transformation numérique de l’industrie :l’enjeu franco-allemand », Notes du Cerfa, n° 145, Ifri, décembre 2018.

(2) https://www.alcimed.com/fr/les-articles-d-alcim/personnalisation-de-masse-4-avantages-qui-pourraient-rendre-votre-entreprise-plus-competitive/, 30 mars 2020

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