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La belgique et la formation continue

La Belgique et l’importance de la formation continue

Fanny Delacauw
25/01/22 14:30

Selon l’Adult Education Survey, 54% des travailleurs belges déclarent avoir participé à une formation continue au cours des derniers mois. Bien que la Belgique soit dans la moyenne européenne de 52%, sa marge d’amélioration reste grande. Prenons par exemple les Pays-Bas, où le taux de travailleurs ayant récemment suivi une formation atteint les 74%.

Ce besoin pour la formation continue s’explique de différentes façons : 

  • Le recul de l’âge de la retraite ; 
  • Le développement constant des nouvelles technologies, utilisées notamment dans un cadre professionnel ;
  • Le désir d’une “transition verte” qui s’opère au sein des entreprises, avec la mise en place d’initiatives NWOW.

L’acquisition de nouvelles compétences permet dès lors de s’adapter à ces changements et devient un argument essentiel pour assurer l’employabilité des travailleurs. C’est pourquoi la Belgique met en oeuvre de nombreuses initiatives pour favoriser la participation des salariés à des formations continues. Toutefois, certaines améliorations pourraient y être apportées, selon les découvertes réalisées par le Conseil supérieur de l’emploi (CSE).

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> La participation à des formations continue varie ostensiblement selon le groupe auquel appartient la personne 

En effet, les personnes qui suivent le plus souvent des formations sont celles qui sont les mieux formées initialement, ou qui occupent des fonctions qualifiées. Cela s’explique par le fait :

  • Qu’elles sont mieux informées sur les possibilités de formation ;
  • Qu’elles sont plus conscientes des conséquences positives de la participation à des formations ; 
  • Que les employeurs concentrent généralement leurs investissements en formation sur les salariés à hautes responsabilités. 

Or, d’après le CEDEFOP, 40% des travailleurs belges nécessiteraient l’acquisition de nouvelles compétences pour garder leur emploi actuel, ou pour être en mesure de se reconvertir professionnellement. Ces personnes sont soit faiblement diplômées, soit moyennement ou hautement diplômées avec de faibles compétences numériques. 

> Les efforts de formation varient selon les caractéristiques de l’entreprise

84% des entreprises belges organisent des formations pour leurs travailleurs. Bien que cela représente une grande majorité, l’exemple de la Lettonie où toute entreprise est formatrice n’est pas encore atteint. 

Cela s’explique par la disparité des entreprises : 

  • Plus une entreprise belge est grande, plus elle a tendance à former ; 
  • Au sein d’entreprises d’une même taille, le secteur d’activité influence la politique de formation. Par exemple, les secteurs de l’horeca et du commerce de détail sont loin derrière les secteurs comme celui des services financiers.

> Les besoins de compétences évoluent sans cesse 

Un indicateur de L’OCDE montre le point auquel l’offre de formations rencontre le besoin de compétences au sein des entreprises. Il en résulte que, bien que les entreprises belges estiment régulièrement leurs besoins futurs de compétences, elles ne proposent généralement pas à leurs salariés de formations liées à ces compétences. 

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> Une structure fédérale compliquée 

Le partage de compétences qui découle de la structure fédérale de la Belgique complexifie la mise en place d’initiatives de formations continues.

En effet, bien que la formation des salariés fasse partie intégrante de la politique de l’emploi des 3 régions, ce sont souvent des aides à court terme qui sont mises en place. Ces aides, qui apparaissent sous la forme de chèquesformation ou de congé-éducation rémunéré, sont souvent plafonnées tant au niveau du nombre d’heures allouées à la formation qu’au niveau du nombre de bénéficiaires. Pour contrer cette limitation de la politique actuelle, la Belgique a comme objectif d’instaurer le principe d’un compte individuel de formation. Le compte individuel de formation permettrait à toute personne active, dès son entrée sur le marché du travail et jusqu’à sa retraite, d’acquérir des droits à la formation qu'elle pourrait utiliser tout au long de sa vie professionnelle. Cet objectif ne sera cependant pas atteint avant 2023 ou 2024. 

Outre ce principe, de nombreux acteurs œuvrent pour la mise en place de formations continues en Belgique. On retrouve notamment des partenaires sociaux, des fonds sectoriels, des opérateurs privés ou publics dont l’ADG, Bruxelles Formation, le FOREM, et le VDAB. La variété des organismes de soutien amène toutefois à la confusion des entreprises et de leurs salariés quant à la politique de formation.

Afin de palier à ces observations, le CSE a formulé des pistes d’amélioration : 

  • Rationaliser le système de formation continue, et coordonner les différentes plateformes de formation. En ce sens, l’idéal serait de disposer d’une plateforme unique qui regroupe l’ensemble des informations ayant trait à la formation continue ;

  • Aligner l’offre à la demande grâce à la mise en place d’une vision prospective des compétences dont ont besoin les entreprises. Cela passerait par l’établissement d’un “Skills Council” au niveau de la Belgique, et par la présence de plusieurs “ambassadeurs de la formation” au sein des entreprises, qui seraient chargés d’informer leurs collègues sur les formations auxquelles ils peuvent participer. Les employeurs aussi devraient veiller à ce que les nouvelles compétences de leurs salariés soient utilisées, avec un avantage pour ceux qui suivraient des formations - salarial ou autre. 

  • L’accès aux formations devrait être facilité pour les groupes sous-représentés, via une adaptation de la méthodologie utilisée, des services de guidance professionnelle, des incitants financiers, et/ou des courtiers en formation. 

  • Pour piloter efficacement la politique de formation continue, il faut disposer de données statistiques qualitatives. Un reporting standardisé permettait ainsi d’atteindre cet objectif tout en délestant les entreprises d’une partie du travail administratif qui leur incombe.

Pour conclure, la politique de formation recommandée par le CSE serait à la fois visionnaire et inclusive. Des termes comme NWOW, Machine Learning, Industrie 4.0, et mondialisation étant désormais de plus en plus plébiscités, une telle politique est d’autant plus primordiale à la pérennité des entreprises.  

Vous aimeriez vous former et acquérir de nouvelles compétences ? 

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Source : https://peoplesphere.be/fr/meme-travailleur-deux-a-suivi-formation-2021-belgique-nettement-mieux-faire-matiere-de-formation-continue/ 

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